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Un nouveau projet résidentiel dans le Quartier des Lacs

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Un permis de construire pour un nouveau projet résidentiel dans le Quartier des Lacs a été accordé fin mars. Conçu par Gabriele Tagliaventi et Maurice Culot/Arcas Paris pour le groupe Promogim, cet ensemble de 90 appartements et 5 maisons prendrait place le long du Cours de l'Elbe (la voie nouvelle nord-sud qui reliera l'hôtel-de-ville au centre de secours), en mitoyen de l'opération Bouwfonds-Marignan "Cité des Arts" et en vis-à-vis du futur groupe scolaire du quartier. La parcelle est également délimitée au nord par une nouvelle rue, la rue des Scandinaves :

Masse

Comme c'est l'usage pour les projets développés "In Disney", (par opposition au "hors Disney", pour reprendre l'expression utilisée par l'EPAFrance), le conception de ce projet s'appuie sur un récit.

Ce récit s'inscrit dans la continuité de ceux développés par les autres projets du quartier, puisqu'il s'agit encore ici de recréer l'idée d'une sédimentation au fil des siècles autour d'un élément remarquable.

Après l'amphithéâtre antique de la place de Toscane, l'hôtel particulier et ses communs au Carré Elysée, l'îlot s'organise ici autour d'une villa construite "par un cardinal italien proche de Marie de Médicis, qui aurait accompagné celle-ci à Paris en 1600 à l'occasion de son mariage avec Henri IV".

Le dossier de permis de construire détaille plus précisément cette histoire inventée :

"Ce cardinal interessé par les cathédrales gothiques et en particulier celle magnifique de Meaux, aurait fait construire une villa de style italien à proximité d'une ancienne voie conduisant de Paris à Meaux.

Le cardinal n'était qu'un proche de Marie de Medicis, mais la villa fut bientôt connue sous le nom de Villa Medicis.

La propriété et la villa furent pillées pendant la Révolution et les écuries détruites. Les jardins tombèrent à l'abandon.

Vers 1830, après la Restauration, les cartes anciennes font déjà état d''un premier lotissement fait de maisons individuelles élevées le long de l'ancienne route vers la cathédrale Saint-Etienne de Meaux.

Le développement économique et la croissance démographique du XIXè siècle modifient progressivement le site. Des îlots urbains sont édifiés autour des ruines de l'ancienne villa, puis celles-ci sont flanquées d'immeubles mitoyens. L'ancien jardin à l'italienne subiste au coeur de l'îlot."

La traduction concrète de cette jolie histoire est la suivante :

  • le long des avenues, on trouve des immeubles urbains avec des gabarits allant du R+2+combles au R+4. Afin de préserver une cohérence à l'échelle du quartier, ces immeubles déclinent, comme les projets précédents, le thème du Paris pré-haussmanien qui donnera son atmosphère aux rues du Quartier des Lacs : on retrouve ici encore des façades aux tons de plâtre, des persiennes blanches, des citations néo-classiques, une grande variété de toitures, des souches de cheminées puissantes. Evolution notable par rapport aux projets précédents, qui traduit la progressive montée en gamme constatée sur le secteur, les immeubles présentent tous un soubassement revêtu de pierre calcaire. Malheureusement, et cela devient franchement inexcusable, ils sont toujours dotés de fenêtres en PVC, humpf ...Tagliaventielbe_2

  • A l'intérieur de l'îlot, le promeneur curieux découvrira la "villa à l'italienne", divisée en appartements, visible en transparence au travers des porches traversants des immeubles, mais surtout le long de la voie piétonne qui bordera l'opération à l'Est et débouchera sur la rue des Scandinaves :Tagliaventivilla_3
  • Et enfin, le long de la limite Sud du projet, cinq maisons de ville très néo-classiques d'une hauteur oscillant entre R+combles et R+2. Ces maisons prennent place le long d'une autre voie piétonne, en vis-a-vis des maisons déjà prévues à la "Cité des Arts". L'accès à cette allée piétonne, situé le long du cours de l'Elbe, est marqué par une belle arche en pierre. Cette allée devrait être entièrement pavée et bordée d'arbres.Tagliaventimaisons

Comme tous les ensembles résidentiels du Centre Urbain, ce projet comportera un jardin intérieur aménagé sur la dalle du parking souterrain. Mais si la thématisation des éléments paysagers, bien qu'existante, est moins évidente sur les projets précédents, le jardin intérieur de la Villa Médicis traduira très visiblement l'idée d'un jardin méditerranéen abandonné puis progressivement remis en ordre : des pins parasols, des chênes verts et des buis des Baléares, que l'on ne croise que rarement à l'état naturel dans la Brie, pousseront librement sur des parterres d'acanthes un peu sauvages ou de pelouse fleurie, parterres bordés de buis, correctement taillés eux. Enfin, le cardinal italien étant non seulement passionné d'architecture gothique, mais aussi de botanique, le jardin sera ponctué de 23 grands pots de terre cuite plantés d'essences variées et très florifères (glycine, jasmin, rosiers grimpants ...)

Enfin, même si le dossier de permis de construire est comme toujours assez discret sur l'aménagement intérieur des immeubles, on peut y apercevoir des choses prometteuses comme des plafonds voutés dans certains halls, des colonnes et revêtements de marbre rouge dans un autre (et enfin des boîtes à lettres bien intégrées), des terrasses revêtues de pierre (reconstituée certes, mais c'est toujours mieux que les dalles béton ou les caillebotis en pin autoclavé), ou encore de très belles hauteurs sous plafond dans certains logements (par exemple 3 mètres au RDC des maisons, et même 3,30m au rez-de-chaussée de la Villa ...), qui promettent une réalisation encore plus aboutie que celles que nous connaissons déjà.

01:15 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)

La Maison des Services Publics

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L'EPAFrance a récemment lancé l'appel d'offres pour la construction de la Maison des Services Publics, qui prendra place à deux pas de la Place d'Ariane dans le Quartier de la Gare. Plus précisément pour les habitants du quartier, elle sera située au début de la rue du Bois de Paris, face à l'agence du Crédit Agricole, entre la résidence Le Cours Royal et l'actuel parking provisoire aménagé sur l'emprise foncière réservée à un futur grand équipement culturel.

Comme son nom l'indique, la Maison des Services Publics est destinée à regrouper divers services publics de proximité. La présence de la mairie annexe de Chessy et d'une antenne de la police municipale au rez-de-chaussée, ainsi que de divers services liés "au développement économique, à l’emploi et à la formation professionnelle" sont d'ores et déjà acquises, et le SAN Val d'Europe espère pouvoir y implanter d'autres services, liés à la justice ou au logement.

Le bâtiment, conçu par l'architecte Philippe Dubus, développera une surface de 2400m2 répartie dans un volume principal en R+3 sur la rue du Bois de Paris (de hauteur équivalente à celle d'un R+4 résidentiel) , et un second volume plus modeste, en R+1, situé dans la cour en mitoyen des résidences voisines. A l'image des autres équipements publics de Val d'Europe, l'écriture architecturale en sera moderniste, tout en respectant certains principes de volumétrie, de proportion et de coloration afin de favoriser son intégration dans le paysage traditionnel dans le centre urbain.

Mais alors qu'on peut rester dubitatif quant au respect de ces quelques règles (ou même du simple bon sens) par certains des bâtiments publics précédents (le pire exemple restant la médiathèque déguisée en transformateur électrique emmuré ...), il semblerait ici que l'EPA ait enfin trouvé un maître d'oeuvre possédant la sensibilité et l'humilité adéquates : volumes simples et hiérarchisés, équilibre très ordonné de rythmes verticaux et horizontaux, couleurs sobres, matériaux qualitatifs, nombreuses baies, façade "animée" notamment en rez-de-chaussée ... tous les éléments permettant une intégration harmonieuse d'un équipement public moderniste dans le contexte néo-traditionnel de Val d'Europe sont là.

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La façade principale, rue du Bois de Paris, superpose deux volumes : un soubassement entièrement vitré (verre clair, huisseries en aluminium laqué noir, selon une trame verticale) englobant le rez-de-chaussée et le premier étage, et un volume alternant pierre calcaire et verre clair suivant un motif de rayures verticales pour les deux niveaux supérieurs. Les deux volumes sont séparés par un auvent métallique en saillie qui rappelle le bandeau filant qui sépare le soubassement de la partie courante sur tous les immeubles du centre urbain, motif également réinterprété, en creux cette fois-ci, pour séparer les deux derniers niveaux. Enfin, au rez-de-chaussée, le sas d'entrée est signalé par des vitrages colorés et un mur sérigraphié rétroéclairé, tandis que la façade vitrée est doublée d'un mur ajouré en marbre gris foncé mat (le dispositif est difficile à décrire ... essayez d'imaginer un mur maçonné dans lequel il manquerait un module sur trois ... )

Après attribution du marché de construction, les travaux devraient commencer cet été pour une livraison 14 mois plus tard.

17:25 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)

Une maison de retraite dans le Quartier des Lacs

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Rappel : toutes les images sont clickables pour être agrandies.

Les membres les plus assidus du forum de l'association d'habitants Les Amis du Val d'Europe le savent, une nouvelle maison de retraite doit voir le jour dans le Quartier des Lacs*.

"Maison de retraite" serait un nom trop simple à notre époque friande d'acronymes, il s'agit donc d'un EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) de 92 chambres, doublé de surcroît d'un SSR (Etablissement de Soins de Suite et de Rééducation). Je ne sais pas vous, mais personnellement je ne savais pas ce qu'était un SSR ... d'après le site de Medica France, la société qui devrait gérer cet ensemble, il s'agit de centres de soins post-opératoires qui "s'adressent à des patients de tous âges en état de dépendance temporaire" et qui "préparent le patient à son retour au domicile". La dossier de permis de construire précise néanmoins que ce SSR serait "à orientation gériatrique". A noter enfin que la réalisation de cet établissement reste soumise à l'obtention de diverses autorisations administratives de différentes instances sanitaires.

Commençons par deux petits plans légendés pour situer cette opération ... La maison de retraite occupera donc la parcelle surlignée de jaune :

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Cette maison de retraite serait donc située dans le Quartier des Lacs, sur une parcelle en L ayant une première façade sur le Cours du Danube, entre l'ensemble résidentiel du Carré Elysée et le nouveau Résidétapes; cette façade donnera accès à l'EHPAD. Cette parcelle possède également une deuxième façade sur une nouvelle voie, le Cours du Rhin (c'est très joli et soft cette thématique fluviale, mais je crains que les gens ne finissent par s'emmêler les pinceaux), entre le même Résidétapes et le futur Centre de Loisirs du futur goupe scolaire du quartier; cette façade donnera accès au SSR. Je m'aperçois d'ailleurs que je ne vous ai pas parlé en détail de ce Résidétapes, ce sera chose faite dans les semaines qui viennent.

De plus, cette parcelle est bordée par deux voies privées irriguant l'intérieur de l'îlot, la première longeant le nord de la parcelle, en limite du Centre de Loisirs, qui commence sur le Cours du Rhin, est une voie de service qui permet l'accès aux parkings souterrains tant pour la maison de retraite que pour l'ensemble résidentiel du Carré Elysée; ce procédé, déjà utilisé ailleurs dans le Centre Urbain, est un moyen original (personnellement, je ne l'ai jamais vu mis en place ailleurs que chez nous) de soustraire à la vue les accès aux parkings et aux locaux techniques, réhaussant ainsi la qualité visuelle des espaces publics visibles de tous (d'aucuns interprèteront ça comme le symptome d'un décor contrefait, moi j'appelle ça une marque de déférence).

La deuxième voie, située à l'Est, est une voie piétonne, qui démarre sur le Cours du Danube et sépare le jardin de la maison de retraite du jardin du Carré Elysée; cette voie piétonne aménagée de bancs servira d'espace commun accessible à tous les usagers de l'îlot, et l'usage constaté sur des espaces similaires déjà présents dans d'autres îlots du Centre Urbain permet de voir que ces espaces sont effectivement utilisés par tous les usagers de l'îlot : les enfants y jouent à l'abri de la circulation, les adultes les utilisent comme raccourci piétonnier; mais cet espace commun fait également partie d'un système très subtil et très novateur d'espaces communs géré par les associations des copropriétés de chaque quartier, ces espaces permettent en effet de légitimer l'existence de ces associations qui servent à gérer, sur le long terme et à l'échelle du quartier, l'entretien et l'évolution des divers aspects d'intérêt commun (depuis l'entretien des espaces extérieurs des immeubles, qui est jugé d'intérêt commun dès lors qu'ils sont visibles de l'espace public ou d'un espace commun, jusqu'à la sélection des commerces en pied d'immeuble).

Cet ensemble a été conçu par Dominique Hertenberger, déjà auteur ou collaborateur de nombreux projets à Val d'Europe (dont vous avez pu voir des photos au fil des mois ici : Cours Royal, Rive Gauche, Place de Toscane, le bâtiment du futur Castorama, Imperial Parc, dans le Centre Urbain, Origine dans le Quartier du Golf), présent ici en tant qu'architecte de conception stylistique, en collaboration avec une agence dont c'est le premier projet à Val d'Europe, Boisseson-Dumas-Vilmorin & Associés. Pour ceux qui comme moi ont des polarités aux alentours du Bois de Vincennes, BDVA a conçu le nouveau quartier du Domaine du Bois de Vincennes, construit à l'extrémité est de Vincennes sur les anciens terrains de la SERNAM, et participé au développement du Quartier Montgolfier à Saint-Maurice ... mais bon, cette information n'est pas très importante, car je trouve que leur intervention ne transparaît pas sur les façades.

Le projet dans sa globalité développe l'apparence d'un quartier de ville francilien confortable (plutôt que Paris, pour moi ce projet évoquerait plus le quartier Notre-Dame à Versailles), bâti entre 1750 et 1850, qui semble être le principe retenu pour le Quartier des Lacs : on retrouve donc des différences de niveaux contrastées sur l'ensemble de l'opération (ici, de R+1+combles à R+3), une grande variété dans les types de toiture (en zinc, en ardoise, à deux pans, à quatre pans, à la Mansart, masquée par un acrotère  ... sachant que des toitures en tuiles plates sont déjà prévues au sein du même îlot), des souches de cheminées fortement exprimées, une plus grande variété de matériaux (avec, comme pour le Carré Elysée, l'emploi de la brique rose), comme sur les autres projets du quartier.

La façade de l'EHPAD, le long du Cours du Danube, se présente comme un hôtel particulier : sa façade est plus large, plus ornementée, plus monumentale que les façades plus discrètes et domestiques des opérations mitoyennes; comportant seulement quatre niveaux, il est aussi haut que les bâtiments de cinq niveaux qui le bordent. Son entrée, très affirmée par l'accumulation d'un ensemble de trois double-portes, d'un avant-corps très ornementé et d'un fronton vigoureux, la signale comme un bâtiment d'importance. L'effet visuel final n'est pas sans évoquer la typologie relativement fréquente et très identifiable de la maison de repos installée dans un ancien hôtel particulier ou une demeure de maître (plutôt que de ressembler à un bâtiment sinistre posé sur le terrain le moins désirable de la ZAC, comme c'est souvent le cas actuellement, notamment d'ailleurs dans le quartier conçu par BDVA à Vincennes), c'est donc une image familière.

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La façade du SSR sur le Cours du Rhin est moins monumentale dans ses proportions : c'est normal car cette voie est moins large (25 mètres contre 35 mètres) et plus intime que le Cours du Danube, il n'est donc ni nécessaire ni souhaitable d'écraser le reste de la rue par des proportions monumentales. Si ce n'est par ses proportions, elle se signale par contre par un revêtement contrasté, alternant panneaux en brique rose et accents en enduit clair, une finition inhabituelle le long des avenues du Centre Urbain : son contraste avec la dominante très claire suffit donc à signaler le bâtiment dans le paysage de rue. Ce contraste de matériaux permet également de répondre à un autre impératif imposé aux immeubles du centre urbain pour animer le paysage de rue, qui est le marquage des angles : si aux carrefours importants du Centre Urbain (boulevard circulaire, avenue Hergé, place d'Ariane ...), on rencontre souvent des tours, des rotondes, des coupoles, des toits pointus ou des frontons, ici, vu l'échelle plus modeste de la rue, une note de couleur est suffisante ... à l'époque écletique d'ailleurs, les architectes franciliens ont souvent choisi d'édifier des immeubles pierre&brique pour marquer chromatiquement les carrefours; certains immeubles en fausse pierre et fausses briques situés à des angles de rues du secteur sauvegardé de Versailles constituent un autre bel exemple de la pertinence de ce procédé (fausse pierre et fausses briques car oui, déjà au XVIIème siècle on faisait des imitations de matériau pour masquer un matériau structurel qu'on estimait indigne d'être montré, et ces immeubles se portent très bien; la tricherie n'est pas une invention des promoteurs du XXème siècle)

Par ailleurs, l'entrée est ici aussi mise en exergue par un avant-corps, un fronton et un ensemble de trois double-portes (eux aussi de dimensions plus modestes que sur le Cours du Danube), mais aussi par un très joli petit portique très bien détaillé. Son dernier étage, traité en comble à la Mansart (nettement plus XVIIème siècle que XIXème dans ses proportions, à l'inverse de ceux du Quartier de la Gare), assure une transition entre la hauteur des façades R+3 du Résidétapes et le futur centre de loisirs qui sera plus bas (si aucun projet n'est connu pour ce dernier, la réglementation en matière de sécurité incendie incite à ne pas construire de bâtiments de plus de deux niveaux pour les équipements recevant des enfants).

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A l'intérieur de l'îlot, le long des voies privées, prennent place deux autres immeubles de belle facture évoquant eux aussi la typologie de l'hôtel particulier (oui, en comptant ceux du Carré Elysée, ça fait cinq évocations d'hôtels particuliers dans le même îlot ... si en plus je vous dis que le prochain projet résidentiel du quartier se développera autour d'une villa italienne abandonnée ... qu'est ce qu'il est aristocratique ce Quartier des Lacs  ...). Le premier hôtel, situé le long de la voie privée de service, est de hauteur modérée, R+2, permettant de ne pas écraser cette ruelle étroite (je n'ai pas la largeur exacte, mais on doit être aux alentours d'une douzaine de mètres) et d'assurer une transition vers d'autres bâtiments moins hauts (voir plus loin). Détail moins glamour, sa porte centrale assure l'accès au parking souterrain de l'opération. Le deuxième hôtel, situé le long de la voie piétonne, est en R+3, répondant ainsi à l'hôtel particulier pierre&brique en R+3+combles de l'opération Carré Elysée : les avant-corps des deux hôtels, parfaitement alignés, se répondent d'ailleurs l'un l'autre, et deux beaux arbres plantés dans le jardin répondent symétriquement à ceux qui seront plantés dans le jardin du Carré Elysée.

Enfin, l'angle des deux voies est articulé par un bâtiment, lui aussi façon pierre & briques, mais nettement plus modeste : ses dimensions plus réduites et son gabarit R+1+combles reprennent l'échelle des maisons de ville situées en vis-à-vis (et qu'on devine à gauche sur le croquis) qui bordent cette même voie au sein de l'opération Carré Elysée, et sa facture plus simple (la brique a cédé la place à un enduit ocre rose, qui permet toujours de marquer chromatiquement l'angle sans pour autant avoir la noblesse de la brique, aucun portique ne marque l'entrée, la toiture mansardée et ses lucarnes sont également plus simples) le signale presque comme un bâtiment secondaire ajouté après coup, un bâtiment de service; les maisons de ville voisines sont d'ailleurs elles aussi inspirées des communs des hôtels particuliers (oui, à 386K€ la maison de ville de 117m2, ça fait cher le logement de domestiques).

Je n'ai malheureusement pas de date de livraison à vous annoncer (enfin, j'ai un plan qui parle du quatrième trimestre 2007, mais on a refusé de me confirmer cette date), mais vous aurez compris que je trouve ce projet absolument ravissant ... Comme d'habitude, n'hésitez pas soit à m'écrire si vous souhaitez plus de précisions, soit à poster vos commentaires ci-dessous. Et à bientôt :)

*à propos de ces lacs, d'ailleurs, qui ne sont pour le moment qu'une vue de l'esprit, notons que le SAN Val d'Europe lors de son dernier comité, a voté le lancement des études nécessaires à la réalisation partielle du premier d'entre eux, le BEP n°5 Ouest, qui est le bassin qui bordera le Centre de Secours au sud, entre les Cours du Rhin et de l'Elbe. Le dernier numéro de Val d'Europe Infos annonce une réalisation courant 2006. Rappelons que c'est en effet le SAN qui finance et gère les bassins d'orage, car ils font partie du système de gestion des eaux pluviales, et que c'est le SAN qui est chargé de la construction et de la gestion des systèmes d'assainissement de Val d'Europe.

22:03 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)

Une ligne de transport en commun en site propre à Val d'Europe ?

Lors du dernier conseil du SAN Val d'Europe, un projet de ligne de "ligne structurante de desserte" a été évoqué. Voici la retranscription du sujet parue dans le compte-rendu du conseil :

"Transport en commun : étude de ligne structurante de desserte

Au vu du développement de l'urbanisation, les lignes de bus structurantes du réseau PEP'S, et plus particulièrement la ligne 34 "Gare de Chessy - Gare de Serris-Montévrain/Val d'Europe", doivent être refondues pour une meilleure qualité de service.

Dans le cadre d'un schéma global de refonte des lignes structurantes, Transdev, qui avec sa filiale AMV assure l'essentiel de la desserte sur le réseau PEP'S, propose aux collectivités un projet de ligne structurante à haut niveau de service.

Le Conseil Régional souhaitant promouvoir des projets porteurs tant en grande couronne qu'en proche banlieue, ce projet phare pourrait, outre les financements traditionnels, bénéficier des crédits ouverts au titre de l'article 20 du contrat de plan Etat-Région.

Le tracé pressenti reprendrait une ligne de désir majeur et desservirait le pôle de loisirs et le complexe gare TGV / gare RER / gare routière de Chessy, le Centre Urbain et la gare de Val d'Europe / Serris-Montévrain, la RD231 et le parc du Prieuré (aka Arlington, note de moi).

Des extensions seraient rendues possibles pour desservir "Village-Nature" au sud et les hôtels "Disney" au nord.

D'autres extensions pourraient desservir les aménagements projetés sur Marne&Gondoire (la communauté de communes qui regroupe l'ensemble des communes du secteur III de Marne-la-Vallée, à l'exception de Bussy-Saint-Georges, note de moi) le long de la RD231 (les aménagements en question doivent être le retail park projeté à cheval sur Chanteloup-en-Brie et Montévrain, note de moi).

Cette ligne serait fortement cadencée, bénéficierait d'un matériel spécifique, d'aménagements favorisant la vitesse d'exploitation (couloirs réservés, priorité aux feux ...) et d'un design particulier favorisant son appropriation.

Après en avoir délibéré,

le Comité Syndical décide à la majorité : 22 voix pour

                                                             3 abstentions

-DE SE PRONONCER sur l'opportunité d'approfondir la faisabilité et le phasage d'une telle ligne.

-DE DEPOSER un dossier de prise en considération auprès de la Région"

07:19 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Extension du Centre Commercial : Enquête Publique

Une enquête publique relative au projet d'extension du centre commercial Val d'Europe est ouverte jusqu'au 23 décembre 2005. Le Code de l'Urbanisme prévoit en effet qu'une enquête publique soit organisée pour tout projet d'urbanisme commercial induisant la création d'une surface de vente supérieure à 6000 m2, préalablement à l'examen du projet par la Commission Départementale d'Equipement Commercial (CDEC). Ce projet d'extension représentant près de 15 000m2 de surface de vente, une enquête publique a donc été ouverte.

Avant de nous intéresser aux divers éléments proposés par ce projet, rappelons d'abord à ceux qui ne sont pas familiers avec cette procédure, qu'une enquête publique est ouverte à tous, sans condition d'âge, de nationalité ou de lieu de résidence. Toute personne peut consulter les dossiers du projet, et consigner ses observations soit directement sur le registre d'enquête, soit en rencontrant l'enquêteur public lors d'une de ses permanences, soit en lui adressant un courrier. Les dossiers représentant une masse conséquente de documents, je vous invite à prévoir facilement deux heures pour les consulter. Les dossiers de l'enquête publique sont consultables en mairie de Serris :

-le lundi de 14h à 18h

-mardi, mercredi et jeudi, de 9h à 12h et de 14h à 18h

-le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h

-le samedi de 9h à 12h

Ce petit rappel citoyen effectué, passons à l'exposé des propositions du projet, qui, je le rappelle, ne sont que des propositions à prendre au conditionnel, puisqu'aucune des autorisations administratives indispensables n'a été délivrée. Les caractéristiques principales du projet sont les suivantes (click to enlarge) :

Plangeneral

-Création d'une grande surface de bricolage de 10 000m2, opérée par Castorama.

C'est la partie la plus intéressante du projet. Ce nouveau magasin prendrait place dans un nouveau bâtiment, indépendant, qui serait implanté sur la parcelle, actuellement vide, qui occupe l'angle du Cours du Danube et du boulevard circulaire, en bordure du parking du centre commercial, en vis-à-vis de l'Université, à l'entrée du Quartier de la Gare.

Il n'est cependant nullement question de voir pousser une boîte en bardage métallique laqué bleu roi entourée de ses annexes anarchiques; "nous sommes à Val d'Europe", et ce projet présente une allure et des caractéristiques inhabituellement urbaines habituellement réservées à l'hypercentre des grandes villes.

D'un point de vue strictement structurel, les installations sont regroupées de façon compacte dans un immeuble de quatre niveaux (un niveau de sous-sol et trois niveaux visibles), les aires de livraison et de retrait des achats sont placées hors de vue, en sous-sol, il n'y a pas de "cour matériaux", et ce nouveau bâtiment utiliserait les accès parkings et livraisons existants actuellement pour le centre commercial.

D'un point de vue plus sensible, le bâtiment est conçu suivant un thème éminemment urbain, celui des Grands Magasins du XIXème siècle. Ce thème, adapté de façon prometteuse par l'architecte Dominique Hertenberger, permet non seulement une identification immédiate de la fonction du bâtiment, mais aussi d'articuler d'une façon très naturelle les différents univers qui le bordent : côté centre commercial, il répond aux bâtiments existants librement inspirés de l'architecture de l'acier de la fin du XIXème siècle et permet de produire un bâtiment très identifiable au sein de l'espace un peu surdimensionné du parking; côté cours du Danube, il présente une façade d'échelle urbaine en cohérence avec l'ambiance "Paris 1860-1900" des immeubles du Quartier de la Gare; sur le boulevard circulaire, il est en parfaite continuité avec les immeubles de bureaux inspirés des immeubles industriels de la fin du XIXème siècle qui bordent cette voie.

Castoramadanubering

Castoramadanubehymne

Castoramaparking

Castoramaring

Personnellement, je trouve néanmoins que ce projet aurait pu être encore amélioré, en implantant une vraie entrée piétonne fonctionnelle sur le Cours du Danube, et en ménageant à rez-de-chaussée, le long de la même voie, des petites surfaces commerciales indépendantes de la grande surface de bricolage, deux dispositifs qui participeraient réellement à l'animation urbaine de cette partie du cours du Danube.

-Extension du parking Ouest (Auchan) par création d'un niveau en mezzanine entre les niveaux -1 et 0 actuels.

Si vous avez déjà utilisé le parking souterrain du centre commercial, vous avez remarqué qu'il présente une hauteur sous plafond démesurée. La lecture du dossier d'enquête publique permet d'apprendre qu'il ne s'agit nullement d'un effet scénographique, mais de la possibilité, envisagée dès la conception du centre commercial, d'augmenter la capacité du parking par la création d'un niveau intermédiare. Cette partie du projet prévoit donc la création de 650 places de parking supplémentaires grâce à l'ajout d'un niveau en mezzanine. Le dossier précise que les failles plantées seront conservées. Ces mêmes failles autorisent également le phasage du chantier en plusieurs zones d'intervention successives, ce qui permettrait de ne pas fermer totalement le niveau inférieur du parking pendant les travaux. Ce projet, intégralement souterrain, n'entraîne aucun impact visuel réel et aucune annexion de parcelle supplémentaire.

-Extension de la galerie commerciale au niveau des "Passages Parisiens" permettant l'ajout de nouvelles moyennes surfaces pour l'équipement de la personne.

Cette partie du projet propose l'extension des "Passages Parisiens", la partie du mail du centre commercial qui couvre les voies du TGV. Cette extension n'entraînerait pas de couverture supplémentaire des voies ferrées, puisqu'elle prendrait place sur le parvis assez pitoyable (pardon, "non qualitatif", pour reprendre les termes du dossier) situé entre le parking et la façade de cette séquence du centre commercial. Les surfaces commerciales qui bordent le mail seraient étendues "en profondeur", ce qui n'entraînerait pas non plus de modification de la structure ou du parcours mail intérieur. La nouvelle façade créée par l'extension reprendrait l'apparence de la façade actuelle. Là encore, l'impact visuel serait limité, je n'ai donc pas estimé nécessaire de photographier les documents graphiques.

-Modification du plan de circulation et des accès

Le projet propose également plusieurs modifications des accès au centre commercial, du plan de circulation à l'intérieur des parkings, et de la signalétique de l'ensemble, afin de réduire les encombrements parfois observés. Parmi les nombreux dispositifs détaillés dans le dossier d'enquête publique, signalons la création d'un nouvel accès automobile, sur le boulevard circulaire intérieur, au niveau de la Jardinerie Delbard.

-Restructuration de la Jardinerie Delbard et création de trois nouvelles moyennes surfaces pour l'équipement de la maison en conservant la même surface de vente totale.

Il semblerait que la Jardinerie Delbard ne rencontre pas le succès escompté, puisque cette partie du projet vise d'une part à diminuer ses surfaces de vente et d'assigner les surfaces libérées, après restructuration, à trois moyennes surfaces commerciales d'équipement de la maison, et d'autre part à mieux articuler la liaison entre ce nouvel ensemble commercial et la Vallée Village.

Signalons en préambule que le projet d'extension de la Vallée Village, qui ne fait pas partie du projet sujet de cette enquête publique, a reçu aujourd'hui, lundi 28 novembre, l'accord de la Commission Départementale d'Equipement Commercial, dernière formalité administrative avant l'obtention du permis de construire. Cette extension de 2500 m2 de surface de vente, soit 16 boutiques, prendra justement place à l'extrémité Est de la Vallée, soit en direction de la Jardinerie Delbard.

Un nouveau parvis semi-piétonnier serait créé entre cette extension et l'entrée modifiée de la jardinerie.

La restructuration de la jardinerie n'entraîne que des modifications mineures de l'aspect du bâtiment, qui conservera ses caractéristiques principales de volumétrie, de décor et de matériaux. Seront cependant ajoutés quelques volumes supplémentaires, que j'ai cernés de orange sur le plan posté plus haut. Le long du Cours de la Garonne en vis-à-vis de la place de Gibraltar, le parterre planté de graminées et de rosiers qui longe le trottoir serait supprimé et intégré à la surface de vente extérieure de la jardinerie (exposition de végétaux); une bande plantée de buis et de charmilles serait néanmoins conservée le long du trottoir. Les cours de livraison des commerces seraient implantées au sud, en limite du boulevard circulaire, pour les trois moyennes unités nouvellement créées, et au nord du bâtiment pour la jardinerie.

La partie du parking qui dessert actuellement la jardinerie serait légèrement restructurée.

-Extension du parking La Vallée Village / Delbard à l'emplacement des Jardins Thématiques.

C'est l'élément du projet le plus délicat et le seul succeptible, à mon avis, de créer la contreverse. Lorsque je consultais le dossier en mairie, une dame habitant le cours de la Garonne est elle aussi venue consulter les dossiers, alertée par des rumeurs, et c'est une litote que de dire que cette partie du projet ne lui a pas plu.

L'extension de la Vallée Village et la restructuration de la Jardinerie Delbard entraînent la supression d'emplacements de parking existants tout en augmentant les besoins. Il est donc nécessaire de créer de nouveaux emplacements de parkings, la création d'un niveau en mezzanine dans le parking Ouest ne suffisant pas à répondre aux besoins projetés. La solution présentée dans ce projet propose la création de nouveaux emplacements de parking en lieu et place des actuels Jardins Thématiques Delbard qui longent le Cours de la Garonne et jouent le rôle d'écran végétal entre le Quartier du Parc et la Vallée Village. Cette partie du projet concerne donc directement les résidents des Jardins Victoriens et du programme Immobilière 3F qui sont situés en vis-à-vis direct de ces terrains. Sur le plan ci-dessous, le périmètre de l'extension parking est cerné de jaune.

Les documents du dossier prétendent que l'impact visuel sera fortement limité pour les résidents du Cours de la Garonne au moyen des dispositifs suivants :

-Création d'une bande végétalisée de 4,50 mètres de large le long du Cours de la Garonne qui viendra compléter l'alignement d'arbres et la haie vive déjà présents à cet endroit sur le domaine public. Cet espace serait planté d'un "bosquet de pins, de hêtres et de sophoras sur une table de rhododendrons". Cette bande s'élargit en parterre à l'angle du cours de la Garonne et de la rue de Castille, face aux résidences Immobilière3F.  Néanmoins, les documents du dossier ne précisent aucunement la taille des végétaux à la plantation, on ne peut donc pas savoir si ils assureront une couverture végétale suffisante dès leur plantation, ou si nous devrons attendre une dizaine d'années ... Sur le plan ci-dessous, j'ai mis en surbrillance verte la surface couverte par ce dispositif paysager.

-Là ou la largeur de la parcelle est suffisante, création d'un deuxième bosquet linéaire au centre du parking (également en surbrillance verte sur le plan ci-dessous).

-Là où la largeur plus réduite de la parcelle ne permet pas l'installation d'une couverture végétale suffisante, soit la moitié nord de ce nouveau parking en vis-à-vis de la résidence Les Jardins Victoriens, la partie centrale sera recouverte par une halle métallique inspirée des halles de marché du XIXème. Sur le plan ci-dessous, j'ai cerné de bleu l'emplacement de cette halle.

-Conservation des cordons végétalisés déjà présents sur le parking de la Vallée, y compris celui situé en mitoyenneté de la parcelle du nouveau parking.

Planparking2_1

Pour exprimer mon opinion personnelle sur ce dossier, je pense qu'on ne peut que regretter que ce projet d'extension du centre commercial ne s'accompagne pas d'une volonté de réduction de l'emprise au sol et de l'impact visuel des parkings, mais au contraire de leur renforcement. Les recettes dégagées par la création de nouvelles surfaces commerciales auraient pu servir au contraire à limiter leur impact, par l'enfouissement de certains emplacements ou la création d'un parking à étages (bien "designé") à bonne distance des habitations.

De la même façon, ce projet aurait pu servir à mieux articuler le centre commercial avec le reste du centre-ville. Augmenter la surface occupée par le "glacis" de parkings qui l'entoure à certains endroits n'est sans doute pas la meilleure façon de procéder ... à moins bien sûr que cette stratégie ne vise à "imperméabiliser" ces terrains avec des parkings dans un premier temps, afin d'assurer une transition psychologique entre les espaces verts des Jardins Thématiques et la construction de nouveaux bâtiments dans une phase ultérieure du développement du centre urbain et du centre commercial. Si cette supposition s'avère vraie, j'aurais à l'inverse tendance à trouver cette solution plutôt judicieuse, car elle ménage une solution future plus qualitative pour, dans le futur, mieux articuler le centre commercial avec le Quartier du Parc ...

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Nouveau projet résidentiel dans le Quartier des Lacs

En raison du vent sibérien et des chutes de neige de ces derniers jours, je ne me suis pas rendu à Val d'Europe cette semaine ... Enfin en fait si, je m'y suis rendu, mais mes mains approchant dangeureusement de la surgélation après cinq minutes, je n'ai pas pu faire de photo-tour ... A la place de la chronique habituelle, et pour faire pardonner l'absence de chronique la semaine dernière déjà et pour les mêmes raisons, je vais faire une petite présentation d'un nouveau programme du Centre Urbain ...

Arcas_mairie_plan_masse_gnral_2 Après le Carré Elysée, une deuxième résidence va voir le jour dans le Quartier du Lac. Ce nouvel ensemble de logements (en surbrillance rose sur le plan ci-contre) bordera la face nord de la Place de l'Hôtel de Ville de Serris, à l'angle de la place et d'une nouvelle rue, le Cours de l'Elbe, qui mènera au Lac et au centre de secours. La résidence fera également face au quatrième groupe scolaire du Centre Urbain, situé en vis-à-vis sur le Cours de l'Elbe.

Cette résidence de 67appartements et 3 maisons de ville a été conçue par l'agence franco-belge Arcas (enfin, je dis 67+3 car c'est ce qui est marqué dans le PC ... de son côté, le service clients de Marignan Immobilier m'a dit 100 + 3).  La commercialisation devrait commencer au premier trimestre 2006, le chantier débuter en août de la même année, pour une livraison 18 mois plus tard.

A Val d'Europe, Arcas a également conçu la future Cité-Jardin en bordure du Golf (cf. www.arcas.be, rubrique urbanisme). Le fondateur et directeur de cette agence n'est autre que Maurice Culot, directeur du département Histoire de l'Institut Français d'Architecture ... C'est donc une signature, et cette fois-ci, les détracteurs de Val d'Europe ne devraient donc pas pouvoir reprocher un manque de justesse dans l'interprétation des références historiques.

Due to freezing weather this week (30 to 40°F + two inches of snow falls), I've not been able to do my weekly photo-tour in Val d'Europe. Instead of the news chronicle, I'm going to talk about a coming project of condos in Val d'Europe Town Center.

"Place de la Mairie" (litteraly "Town Hall Square"), the second residence of Lakeside District, will be located at crossings of Town Hall Square and a new street called "Cours de l'Elbe" which will link the Town Center to the lake, police and fire brigades, and the Disney hotels and theme parks.

"Place de la Mairie" will consist of 67 condos and 3 townhouses. Sales are expected to open on Q1 2006, construction work should start in Q3 2006, and completion is scheduled for Q1 2008. It will be built by Marignan Immobilier, and has been designed by Arcas. Arcas' CEO is Maurice Culot, dean of the History dept. at French Institute of Architecture. It's a reference, and this time, critics won't be able to say that theses buildings are not historically correct, as architects usually says when they talk about Val d'Europe. In Val d'Europe, Arcas has also planned a Garden-City neighbourhood facing Disneyland Golf.

Arcas_mairie_plan_masseArcas_mairie_2

L'angle de la Place de l'Hôtel de Ville et du Cours de l'Elbe accueil une tourelle signalant l'entrée de cette nouvelle rue. Sur le Cours de l'Elbe (à gauche de l'angle sur la première perspective), les façades se veulent assez humbles et simples, comme c'est traditionnellement le cas dans les rues adjacentes de nos villes : les percements sont de dimensions égales, rappelant les modestes immeubles de rapport dont les étages n'étaient pas hiérarchisés, et disposées de façon légèrement asymétrique afin d'éviter un caractère trop formel.

Plus loin sur le Cours de l'Elbe, l'angle de l'immeuble est flanqué de deux enfilades de bow-windows qui font signal pour l'entrée de la villa sur cour.

A tower will be located at the corner of Town Hall Square and Cours de l'Elbe. Frontings on Cours de l'Elbe (on the left on the tower on the first perspective, details shown below) will be rather simple, as it was the usual practice in older neighbourhoods. The bay windows articulate the entrance to the private courtyard lined with townhouses.

Arcas_mairie_btiment_c_elbe_1 Arcas_mairie_btiment_c_villa_2   

Sur la Place de la Mairie (façades à droite de la tourelle sur la première perspective, dont on a une meilleure vue sur celle-ci), les façades d'inspiration Premier Empire et Directoire se veulent plus monumentales et formelles, comme c'est habituellement le cas sur les espaces publics majeurs.

La symétrie est affirmée, l'ornementation est plus travaillée : consoles de balcons moulurées soutenues par des corbeaux, corniches monumentales, arcades, soubassement très marqué. Les séquences sont très courtes (deux à quatre travées seulement) afin de procurer l'animation visuelle souhaitable, et les étages sont clairement hiérarchisés, avec un étage noble (2ème étage) bénéficiant d'une belle hauteur sous plafond (2,70m), de balcons et de hautes fenêtres, comme c'était le cas dans les immeubles plus cossus.

L'Empire et le Directoire ayant été des périodes d'austérité économique, la majorité des immeubles étaient construits en plâtre; les façades très blanches sont une réminiscence de ce matériau.

Le réglement d'urbanisme interdisant la construction de balcons saillants sur rue à l'exception de l'étage noble, les façades sur la place de l'Hôtel de Ville, orientées plein sud, sont creusées pour accueillir de multiples terrasses et vérandas.

 

Arcas_marie_btiment_aArcas_marie_btiment_b_2 Arcas_mairie2_1

Facades fronting Town Hall Square are more ornamented and monumental.They are modeled after two French styles from the late 18th and early 19th centuries, Empire and Directoire. As they both were scarcity periods, Empire and Directoire buildings have been built with plaster instead of cut stone. The white stucco selected here is reminiscent of this material.

Côté cour, les immeubles présentent encore une autre physionomie : toiture mansardée, verrières en double hauteur rappelant les ateliers d'artistes, colonnes des cages d'escalier en relief par rapport à la façade et dotées de fenêtres décalées d'un demi-niveau ... En effet, et c'est un fait assez exceptionnel pour un immeuble neuf, les parties communes (paliers d'étage et cages d'escalier) bénéficient toutes d'un éclairage naturel par de multiples fenêtres.

A l'intérieur de l'ilôt, sont disposées maisons de ville groupées (le croquis ci-contre montre une maison sur les trois). Les toitures surdimensionnées avec brisis en ardoise et terrasson en petites tuiles plates, la disposition asymétrique des ouvertures, évoquent la simplicité de l'architecture vernaculaire francilienne.

Arcas_marie_btiment_b_cour_1 Arcas_mairie_villa_2

In the courtyard, buildings shows yet another physionomy : Mansart roofs made of slate and zinc and bay windows sized to the cathedral ceilings of the living rooms. Three townhouses (the graphic shown here displays one of the three identical town houses) with a Mansart roof made of slate and terracotta tiles are located in the courtyard. As always in Val d'Europe, parking is provided underground, allowing a much nicer landscaped courtyard.

Eventually, the northern bordering lot will be home to other townhouses facing "Place de la Mairie" ones, both rows delineating a private pedestrian alley lined with trees. Townhouses feature a more relaxed design than the condominiums bordering the street to give the feeling that they have been built several decades before the condos, like it was often the case in Parisian courtyards.

Ultérieurement, le terrain voisin accueillera des maisons similaires en vis-à-vis afin de former une "villa", c'est à dire un ensemble de maisons homogènes regroupées de part et d'autre d'une allée (emplacement marqué en rouge sur le plan masse ci-dessus) en coeur d'ilôt, comme on en croise parfois dans les arrondissements périphériques de Paris (pensez aux arrières-cours du faubourg Saint-Antoine, ou encore à Belleville ou à la place des Fêtes avant que tout ne soit détruit ... le tout sans pauvres et étincelant de propreté, évidemment, nous sommes à Val d'Europe). Le tout devant donner l'impression que la villa était pré-existante à l'édification des immeubles bordant les rues ...

Après "l'hôtel particulier" niché en coeur d'ilôt au Carré Elysée, nous aurons donc une villa bordée d'arbres au coeur de cet ilôt-ci ... Il semblerait donc que le parti-pris pour le Quartier du Lac soit celui d'ilôts "surprise", présentant un front bâti assez ordonné en façade, et des éléments plus variés et innatendus en coeur d'ilôt ... comme pour recréer les petites surprises que l'on a parfois au détour d'une porte dans les quartiers historiques ...

C'est fini pour cette semaine ... A mardi prochain, et d'ici-là, n'hésitez pas à m'écrire ou à poster vos commentaires ci-dessous.

That's all for this week. See you next Tuesday and until then, feel free to e-mail me or post any comment below (just click on "commentaires").

13:15 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Relais Spa

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En 2006, le Quartier de la Gare devrait accueillir une résidence hôtelière d'un nouveau genre : le Relais Spa, qui mêle une résidence hôtelière **** de 200 chambres et suites à destination de la clientèle d'affaires et un SPA (sauna, hammam, piscine couverte, institut de beauté, bar à salades et jus de fruits ... ).

Le Relais Spa sera situé à deux pas de la Place d'Ariane, à l'angle de la rue d'Ariane, de l'avenue Hergé et de la rue des Grands Prés (face aux bureaux de The Walt Disney Company).

Station District will soon be home to Relais Spa, a new hotel targeting business travelers. It will consist of 200 rooms and suites and a wellness & beauty SPA. Relais Spa will be located steps away from Place d'Ariane, facing the French headquarters of The Walt Disney Company.

21:05 dans Les Projets | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)